Juin est aussi le seul mois qui ait un chiffre publié derrière lui. Þorlákshöfn, sur la côte sud, est propre et surfable onze jours sur trente en juin, défoncé par le vent treize, trop petit les six qui restent. C'est le meilleur mois de l'année, ce qui vous dit quelle part du surf islandais se passe à regarder le vent.
Ce que juin donne en échange, c'est qu'il n'y a plus rien à programmer. Le soleil se couche à peine : une session à vingt-deux heures est normale et le lendemain matin reste disponible. Vous ne choisissez plus entre des fenêtres, vous en attendez une. L'eau atteint 10°C, le maximum de la première moitié de l'année. Ce que juin ne donne pas, c'est la taille, et le sud-ouest peut rester plat une semaine entière.

