Juin est le moment où la gauche de l'embouchure est à son mieux, et le chiffre qui accompagne cette affirmation mérite d'être lu plutôt que sauté. Nuquí en juin rend deux jours propres sur trente, un gâché par le vent et vingt-sept trop petits.
Vingt-sept. Voilà ce que veut dire une vague limitée par la houle : une pointe de rivière sur une côte orientée à l'écart de la plupart de ce qu'envoie le Pacifique, qui a besoin d'une vraie houle australe pour se dresser, et qui en reçoit une poignée de jours même dans son meilleur mois. Une semaine ici en juin contiendra plus de matins plats que de matins surfés, et qui prévoit autrement prévoit contre les chiffres.
Mettez cela à côté de Pico de Loro, à vingt minutes, qui est trop petit un jour sur trente dans son propre meilleur mois. Deux vagues, une côte, et des problèmes exactement opposés. Savoir pour laquelle des deux on a pris l'avion, c'est tout ce qu'il y a à préparer avant un voyage au Chocó.

