Avril est le mois sur lequel les sources posent un chiffre, et les deux spots de Tofo rendent le même : onze jours propres sur trente, sept gâchés par le vent et douze trop petits. Que la plage et la pointe située à quatre cents mètres annoncent des chiffres identiques vous dit qu'elles lisent une case d'une grille de prévision et non deux vagues : prenez-le comme la description de cette portion de côte plutôt que de l'un ou l'autre spot.
Le chiffre sur lequel s'arrêter est le douze. Sur la plupart des côtes, les jours perdus le sont au vent ; ici, la plus grosse part va à une houle qui n'est jamais venue, ce qui est l'ombre de Madagascar écrite en fraction de votre semaine. Onze jours propres sur trente, cela veut dire qu'un séjour de sept jours doit en attendre deux ou trois qui marchent.
Ce n'est pas une raison de renoncer, mais c'est une raison de savoir ce qu'il y a d'autre. Tofo vit autant de la plongée que du surf, et un jour d'avril sans vagues est un jour de requins-baleines plutôt qu'un jour perdu.

