Mars referme l'hiver atlantique. Les dépressions s'espacent, les houles arrivent à quelques jours d'écart, et la saison utile annoncée par la page pays se termine à la fin du mois.
La mer a six semaines de retard sur tout ça. Elle se tient à 8°C, à peine au-dessus du plancher de février, et elle ne bougera vraiment qu'en mai. Mars est le mois qu'on juge mal ici, parce que la marche vers Rhossili est agréable en pull et que l'eau en dessous est encore en plein hiver.
Ce que mars rend, c'est de la lumière et de la place. Le coucher du soleil passe dix-huit heures, puis dix-neuf avec le changement d'heure, et un samedi contient soudain deux marées au lieu d'une. Sur une côte où tout consiste à être sur la bonne plage quand le vent le permet, cette deuxième chance vaut plus qu'un degré d'eau.

