Février garde la houle de janvier et perd son public. Les dépressions continuent d'arriver du nord-ouest, et ce qui change, c'est l'endroit où il vaut mieux être : tous ceux qui viennent dans le nord de l'Espagne en hiver vont à Mundaka, et les plages et pointes de part et d'autre prennent la même houle avec une fraction du monde dessus.
C'est un vrai argument, pas un lot de consolation. La côte basque enchaîne des plages, des embouchures et des pointes sur quarante kilomètres, et il leur faut la même houle de nord-ouest et le même vent de sud. Tous les matins de février qui marchent pour la vague célèbre, quatre ou cinq autres marchent aussi, et personne n'y compte les surfeurs.
La mer touche son plancher à 12°C vers la fin du mois, six semaines après l'air. Une 4/3 avec chaussons est le minimum ; une cagoule transforme deux heures en trois.

