Mai retourne le pays. La houle qui faisait l'hiver a disparu, et ce qui reste, c'est une plage de deux kilomètres et demi à Zarautz, qui fait ce qu'elle fait pour presque tout le Pays basque : lui apprendre à surfer.
Le basculement se comprend plutôt qu'il ne se regrette. Une côte tournée au nord reçoit en mai des vagues petites et rangées, tirées de ce qui reste de l'Atlantique Nord, et de petites vagues rangées sur du sable avec une ville derrière sont ce qui peut arriver de mieux à quelqu'un dans sa première semaine. La gauche célèbre à quarante minutes à l'ouest n'a rien à offrir avant septembre.
L'eau atteint 16°C, les écoles tournent, et la plage n'est pas encore celle qu'elle devient en août.

