En novembre, la mousson de nord-est s'installe. Le vent de terre revient le matin sur la côte sud, et les villages d'Ahangama à Hiriketiya se remettent à marcher après cinq mois d'arrêt. La côte est, elle, a fini son année : Pottuvil Point n'a plus qu'un jour sur sept, et Arugam Bay a fermé jusqu'en mai.
La saison monte plutôt qu'elle n'arrive d'un coup. À Plantations, à Midigama, comptez quatre jours sur sept où la session vaut le coup, et trois dans la baie de Weligama. La houle ne manque presque jamais ; c'est le vent qui gâche encore près d'un jour sur deux, surtout en début de mois. La première quinzaine peut encore ressembler à octobre, la seconde ressemble déjà à décembre. Si vos dates bougent à l'intérieur du mois, prenez la seconde moitié.
Les prix n'ont pas rattrapé les conditions. Les camps rouvrent, la foule est moyenne, bien loin de celle de Noël, et les tarifs aussi. La mer est à 29°C, l'air à 30°C : un lycra suffit.
Y aller est simple. Weligama est à deux heures et demie à trois heures de l'aéroport, le transfert le plus court de la côte, et le train de Colombo longe l'eau sur la fin jusqu'à Ahangama et Midigama, pour une fraction du prix d'une voiture. Le village se choisit sur le niveau et le soir : Weligama pour le sable et un premier stage, avec un beach club et des restaurants sur les rochers ; Midigama pour ses quatre reefs et son silence ; Ahangama pour The Rock et les seules vraies soirées de la côte ; Hiriketiya pour une crique abritée et des journées lentes.
Novembre offre le meilleur rapport entre conditions et prix de la saison sud. Si vous visez la côte sud sans la foule de l'hiver, réservez la seconde quinzaine de novembre.

