En mai, la mousson de sud-ouest s'installe. Elle apporte vent de mer et pluie sur le sud et l'ouest de l'île, et le même flux devient un vent de terre sur la côte est. Les pointes autour d'Arugam Bay se mettent en route en quelques semaines. La plus régulière, Pottuvil Point, au nord de la baie, donne déjà cinq jours sur sept où la session vaut le coup.
La côte sud, elle, s'éteint : à Weligama comme à Midigama, vous pouvez passer la semaine sans une seule session correcte, et ce sera le cas jusqu'en novembre.
Arugam Bay se prépare avant de réserver. La ville est de l'autre côté de l'île : six à huit heures de route depuis l'aéroport, à travers l'intérieur. C'est une journée de transport, donc évitez un vol qui atterrit le soir. Sur place, quatre pointes se répartissent sur une douzaine de kilomètres, plus Pottuvil Point au nord : on ne passe pas de l'une à l'autre à pied, un tuk-tuk fait partie du séjour, et le camp organise les navettes.
Les vagues n'ont rien à voir avec celles du sud. Le sud aligne des reefs courts entre lesquels on marche ; l'est est fait de droites de pointe entre lesquelles on roule. Et l'est ne perd presque jamais ses jours au vent : quand une pointe ne marche pas, c'est que la houle est trop petite pour elle. Sur une prévision, regardez donc la hauteur plutôt que la direction du vent.
La mer est à 29°C, l'air à 30°C. Mai est le début de saison à Arugam Bay : les prix sont au plus bas, la rue principale rouvre au fil du mois, et les pointes sont presque vides. Ceux qui viennent pour la vague et le calme visent mai ; ceux qui viennent aussi pour les soirées attendront juillet ou août.

