En avril, la mousson de nord-est lâche la côte sud. La houle arrive toujours, mais le vent qui la peignait le matin devient irrégulier et souffle de plus en plus souvent de la mer. À Plantations, à Midigama, comme dans la baie de Weligama, comptez deux jours sur sept où la session vaut le coup. Les autres, le vent a haché la surface ; la houle, elle, ne manque presque jamais. La première quinzaine tient mieux que la seconde, et les matinées mieux que les après-midis.
L'eau atteint 30°C, le maximum de l'année, et l'air 31°C. Un lycra suffit, et le soleil vous fera sortir de l'eau avant la fatigue.
La foule baisse d'un cran, les prix aussi : la haute saison est finie, et les camps ont de la place. Pour une semaine en avril, cela change la façon de surfer plus que le plaisir. Vous ne supposez plus la matinée, vous la vérifiez : lever tôt, à l'eau à la première heure, et un après-midi venteux se passe à l'ombre plutôt que sur la planche. Les reefs de Midigama gardent leur forme un peu mieux que la plage ouverte de Weligama quand le vent commence à tourner.
Le repli de la côte est Hiriketiya, à son extrémité est : deux pointes enroulent la houle dans une crique qui garde une vague quand les plages ouvertes n'en ont plus. Arugam Bay, sur l'autre côte, n'ouvre qu'en mai. Pottuvil Point, au nord de la baie, n'y donne encore que deux jours sur sept, et il faut six à huit heures de route depuis l'aéroport pour y aller. Ce n'est pas la bonne côte en avril.
Si vos dates sont fixées en avril, réservez la côte sud, la première quinzaine si vous le pouvez, et comptez sur des matinées plutôt que sur des journées. Si elles peuvent glisser, mars donne plus de vagues pour le même voyage, et mai ouvre la côte est.

