La mousson de sud-ouest est à pleine puissance en juillet : l'offshore tient une bonne partie de la journée et pas seulement le matin, et la houle venue de l'océan Indien est aussi régulière qu'elle le devient. Le main point d'Arugam Bay déroule long et exploitable, et il porte la foule que sa réputation lui vaut.
Les chiffres disent de cette côte quelque chose qui mérite d'être su avant de la comparer à janvier. L'est perd ses jours à une houle trop petite et presque jamais au vent : à Peanut Farm, au cœur de la saison, six jours sur cent sont gâchés par le vent. Sur la côte sud c'est l'inverse, environ un quart des jours à Weligama part dans le vent. Deux côtes sur une île, deux problèmes opposés, et la conséquence pratique est que la prévision qu'on lit ici est une hauteur et celle qu'on lit en janvier une direction.
Cinq côtes sont à leur propre maximum en juillet et le Costa Rica est plus chaud à 29°C, mais le Sri Lanka a la meilleure note débutant des cinq. Les autres sont le Nicaragua, le Mozambique et l'Afrique du Sud, et aucune n'est une côte qu'on choisirait pour une première semaine. La distinction est étroite et elle est réelle : juillet est un mois où l'essentiel de ce qui est au mieux dans le monde l'est pour des surfeurs confirmés.
Une semaine ici est une semaine à remonter et redescendre une côte courte plutôt qu'à surfer une seule vague, et juillet est le mois où ça compte le plus. Whiskey Point, Peanut Farm et Elephant Rock étalent la même houle sur douze kilomètres et font retomber la pression du main point. L'autre chose que juillet apporte, c'est la ville à pleine capacité, une rue principale de bars pleins de surfeurs venus de partout, et pas beaucoup de lits dedans. Réservez tôt, ou prenez septembre.

