En juillet, la mousson de sud-ouest souffle à pleine puissance. Sur la côte est, le vent de terre tient une bonne partie de la journée, pas seulement le matin, et la houle de l'océan Indien arrive aussi régulièrement que dans l'année. Pottuvil Point, au nord de la baie d'Arugam, donne cinq jours sur sept où la session vaut le coup. Main Point, la droite de reef qui a fait le nom de la baie, déroule long et porte la foule que sa réputation lui vaut.
Sur cette côte, presque aucun jour n'est perdu au vent. Quand une pointe ne marche pas, c'est que la houle est trop petite pour elle. C'est l'inverse de la côte sud en hiver, où le vent prenait les jours perdus. En pratique, sur une prévision de juillet, c'est la hauteur de houle qui dit quelle pointe choisir.
Une semaine ici se passe à rouler plutôt qu'à rester sur une seule vague. Quatre pointes se répartissent sur une douzaine de kilomètres, plus Pottuvil Point au nord ; un tuk-tuk ou un scooter fait partie du séjour, et le camp organise les navettes. Whiskey Point, Peanut Farm et Elephant Rock étalent la même houle et soulagent Main Point de sa foule.
La côte sud est fermée : à Weligama, vous pouvez passer la semaine sans une seule session. Tout ce qui vaut le voyage est à l'est, à six à huit heures de route de l'aéroport, à travers l'intérieur de l'île.
La mer est à 28°C, l'air à 29°C : un lycra suffit. Juillet est aussi le mois où Arugam Bay tourne à pleine capacité. La rue principale devient une enfilade de bars pleins de surfeurs venus de partout, et on arrive seul sans le rester le premier soir. Mais la ville est petite, les lits partent vite, et les prix sont ceux de la haute saison. Réservez tôt, ou visez septembre, qui garde la même côte avec moins de monde.

