Octobre est l'intermousson. La mousson de sud-ouest s'est retirée, celle de nord-est n'est pas encore arrivée, et chaque côte ne marche qu'à moitié. C'est le mois le moins régulier de l'année au Sri Lanka, le seul où le surf ne se réserve pas les yeux fermés.
À l'est, la houle faiblit sans disparaître. Pottuvil Point, au nord de la baie d'Arugam, donne encore quatre jours sur sept où la session vaut le coup : c'est la meilleure vague de l'île ce mois-ci. Le problème est la ville autour. Arugam Bay ferme pour l'année, la moitié des adresses a baissé le rideau, et les camps tournent au ralenti. Les pointes plus douces, comme Whiskey Point, n'ont plus qu'un jour sur sept.
Au sud, la houle arrive, mais le vent de terre de l'hiver n'est pas encore là, et le vent de mer hache la surface la plupart des jours. À Plantations, à Midigama, comme dans la baie de Weligama, comptez un jour sur sept. Le chiffre remonte vite : il n'était presque nul en septembre, et la fin du mois vaut mieux que le début. Hiriketiya, à l'extrémité est de la côte sud, est l'adresse la plus sûre : ses deux pointes enroulent la houle dans une crique qui garde une vague quand les plages ouvertes sont hachées.
Décidez d'abord de ce que vous venez chercher. Si vous surfez déjà et que la vague passe avant tout, Pottuvil Point vaut les six à huit heures de route depuis l'aéroport, dans une ville à moitié fermée. Si vous voulez une semaine simple, avec des camps ouverts et des soirées, prenez la côte sud dans la seconde quinzaine, dormez à Hiriketiya ou à Weligama, et comptez sur des sessions plutôt que sur des journées.
La compensation est réelle : octobre partage avec mai les prix les plus bas de l'année, rien n'est complet, et vous pouvez réserver une semaine à l'avance. La mer est à 28°C, l'air à 29°C, un lycra suffit.

