Décembre, et non janvier, est le sommet des pointes exposées. Boilers est propre quatre jours sur sept, son meilleur mois ; Killer Point et Banana Point en donnent trois, leur maximum aussi, et Cathedral Point, à Imsouane, également. Propre veut dire une houle surfable avec un vent qui ne la hache pas. Ces pointes perdent leurs mauvais jours au vent, et décembre est le mois où le vent leur en prend le moins.
La baie d'Imsouane est propre cinq jours sur sept, comme en janvier, et le sable de Tamraght quatre. La houle reste celle de l'hiver, longue et régulière. Le prix du mois est dans le ciel : quatre jours de pluie, le plus grand nombre de l'année, et les journées les plus courtes, avec à peine plus de sept heures de soleil.
L'eau descend à 18 °C pendant que l'air reste à 22 : on a froid assis au pic, jamais sur la plage, et la combinaison se choisit selon la durée de la session. Une intégrale 3/2 suffit pour un cours, une 4/3 se justifie dès qu'on reste à l'eau toute la matinée.
La foule de Noël arrive dans la seconde moitié du mois : fréquentation et prix sont au niveau haut, et les tarifs des camps montent pendant les fêtes. La première quinzaine donne la même houle avec moins de monde. Taghazout pour Boilers et Killer Point, Imsouane pour la baie et Cathedral Point, Tamraght pour le sable et pour Banana Point, la pointe douce où l'on passe de la mousse à la vague verte.

