Septembre est le mois du retour, et la période de la houle l'annonce avant sa hauteur : elle repasse de 8 à 11 secondes. Les houles recommencent à venir de loin, des premières tempêtes d'automne de l'Atlantique nord, avec assez de fond pour réveiller les pointes exposées. Fréquentation et prix redescendent au niveau moyen dès la rentrée scolaire européenne, et l'eau garde la chaleur de l'été, à 21 °C.
Le réveil est inégal. Boilers et Banana Point passent à deux jours propres par semaine, propre voulant dire une houle surfable que le vent ne hache pas. Hash Point, lui, tombe au plus bas de son année, un jour : abrité au fond du village, il attend une houle plus grosse que celles de septembre. Le sable de Tamraght et la baie d'Imsouane donnent trois jours.
C'est le mois de l'intermédiaire, celui qui tient debout, prend des vagues vertes et veut passer du sable aux premières pointes. Les vagues ont assez de puissance pour progresser, pas encore assez pour punir, et les line-ups de l'hiver ne sont pas encore là. Un débutant y est bien servi sur le sable ; un surfeur confirmé y trouve une avant-saison, sans plus.
Le reste de la semaine a encore le goût de l'été : l'air à 26 °C, un seul jour de pluie dans le mois, une eau à 21 °C qui se surfe en shorty, et des camps redevenus calmes, à tarifs moyens. Taghazout n'est pas à son sommet, mais pour quelqu'un qui veut progresser, c'est une des semaines les plus confortables de l'année.

