Mai est le mois où la côte marocaine se vide, et où les écoles de Tamraght retrouvent de la place. Fréquentation et prix tombent au niveau bas, le soleil atteint son maximum de l'année avec plus de neuf heures et demie par jour, et il ne pleut qu'un jour dans le mois. L'air monte à 24 °C, l'eau repasse à 19 °C : pour la première fois depuis novembre, une intégrale 3/2 suffit sans y penser.
Sur le sable, la semaine reste bonne. Banana Beach, Devil's Rock et la baie d'Imsouane sont propres trois jours sur sept, propre voulant dire une houle surfable avec un vent qui ne la hache pas. La houle, plus petite et plus courte, a perdu sa force d'hiver, et un débutant n'y voit que des avantages.
Les pointes, elles, sont presque parties. La période est tombée à 8 secondes, et une houle aussi courte ne réveille plus les pointes que de loin en loin. Killer Point, Boilers et Cathedral Point ne donnent plus qu'un jour par semaine, Hash Point deux. Quelqu'un qui vient pour les pointes se trompe de mois.
Pour une première semaine, en revanche, mai coûte moins cher que n'importe quel mois d'hiver pour une eau plus chaude. Tamraght est le village du mois, calme, résidentiel, à vingt-cinq minutes de l'aéroport, avec le sable à pied. Imsouane, plus loin, offre sa baie à des matinées qu'on partage avec peu de monde, dans un village où la soirée se résume à la mer et au dîner. Réservez mai pour apprendre ; pour les pointes, attendez octobre.

