Juin ouvre l'été marocain par le vent. Le vent du nord de la belle saison s'installe, et il décide de la forme de la journée : le matin, avant qu'il se lève, les vagues sont encore propres ; à partir de la mi-journée, il hache les pointes exposées. Il ne pleut aucun jour du mois, l'air monte à 26 °C et l'eau à 20. Fréquentation et prix sont encore au niveau bas : les vacances scolaires européennes n'ont pas commencé.
Pour un débutant, la semaine reste bonne. Le sable de Tamraght est propre trois jours sur sept, propre au sens d'une houle surfable que le vent n'a pas défaite, et la baie d'Imsouane aussi. Sur les quatre autres jours, le vent en gâche environ deux, et les derniers manquent de houle.
Pour qui surfe les pointes, juin est le premier mois où une semaine peut passer sans une session. À Killer Point, vous pouvez rester sept jours sans une vague propre ; Boilers, Hash Point, Cathedral Point et Banana Point en donnent un par semaine, au mieux. Un surfeur de pointes a mieux à faire que Taghazout en juin, et fin septembre est le premier moment où revenir.
Ce que juin offre, c'est le vide. Les camps ont de la place, les plages aussi, et les journées sont les plus longues de l'année. Tamraght est au calme, Taghazout garde ses cafés et ses rooftops, Imsouane redevient un village de pêcheurs avec une vague. Pour une première semaine de surf tranquille avant la foule de juillet, c'est celle-là, et au tarif de basse saison.

