Mars sort de la pleine saison sans perdre l'hiver. La houle baisse à 1,8 m en moyenne mais garde sa période de 12,5 secondes : ce sont toujours des trains venus de loin, des tempêtes de l'Atlantique nord, simplement un peu plus petits. Or c'est la période, plus que la hauteur, qui réveille une pointe. Pendant ce temps, fréquentation et prix quittent le niveau haut de l'hiver pour un niveau moyen.
Sur une semaine, le sable de Tamraght et la baie d'Imsouane restent propres quatre jours sur sept, propre signifiant une houle surfable que le vent ne défait pas. Anchor Point aussi. Les pointes exposées commencent à céder au vent : Killer Point et Boilers tombent à deux jours. Hash Point, abrité au bout du village, en garde trois, puisque la houle y entre encore.
La côte n'est plus celle que tout le monde vise en même temps, et elle garde l'essentiel de l'hiver : les line-ups se desserrent, les camps ont des chambres, et les tarifs suivent. L'eau reste à 18 °C, l'air monte à 23, et le soleil gagne une heure par jour sur janvier.
Mars est aussi le premier mois de l'année où un débutant est vraiment bien servi. Les bancs de sable ferment moins souvent, les écoles ont de la place, et un couple qui mêle une première semaine et un bon niveau commence à trouver son compte des deux côtés. Il pleut encore trois jours dans le mois. Réservez mars si vous surfez déjà et que janvier vous paraît cher pour ce qu'il ajoute.

