Octobre appartient à Imsouane. La baie y devient propre quatre jours sur sept, un de plus qu'en septembre, pendant que le sable de Tamraght en reste à trois. Propre veut dire ici une houle surfable avec un vent qui ne la hache pas. La différence tient à la houle : la baie n'en manque jamais et ne perd ses jours qu'au vent, alors que le sable de Tamraght reste trop petit deux jours sur la semaine.
Le reste de la côte monte en puissance. La houle atteint 2 m de moyenne sur une période de 11 secondes, Boilers passe à trois jours propres, Killer Point et Cathedral Point à deux. Hash Point reste à un jour, en attendant les houles d'hiver. Anchor Point revient à trois jours sur la semaine, sans la foule de janvier.
L'eau est l'autre argument du mois : 21 °C, la chaleur de la fin d'été, sous une houle qui a déjà sa taille d'hiver. Un shorty tient une matinée de trois heures, ce qu'aucun mois de pleine saison n'offrira. Fréquentation et prix restent au niveau moyen, un cran sous novembre, qui remplit de nouveau les camps.
L'air reste à 26 °C, il pleut deux jours dans le mois, et les journées raccourcissent sans devenir courtes. Pour une semaine à Imsouane, comptez deux heures de route depuis l'aéroport d'Agadir et un village qui n'a pas d'autre vie que sa vague et ses dîners. Pour les pointes, Taghazout ; pour apprendre, Tamraght, où le sable reste raisonnable même quand la houle grossit.

