Février est le seul mois où la mer descend à 17 °C sur cette côte, et ce degré de moins que janvier se sent là où on ne l'attend pas : dans la durée. Une session ne s'arrête pas quand la houle faiblit mais quand vous commencez à trembler, et à 17 °C ce moment arrive plus tôt qu'on ne le croit sur une plage où l'air affiche 22 °C et huit heures de soleil. Une intégrale 3/2 tient une heure de cours ; pour deux heures au pic, la 4/3 n'est plus un confort.
Sous cette eau froide, le surf n'a pas bougé. La houle garde ses douze secondes et demie de période, et le sable de Tamraght comme Anchor Point restent propres quatre jours sur sept, c'est-à-dire avec une houle surfable que le vent ne hache pas. La baie d'Imsouane redescend de cinq à quatre jours. Killer Point perd du terrain, deux jours seulement : le vent lui en prend davantage qu'en janvier, alors que la houle est toujours là.
La fréquentation reste haute et les prix aussi : Anchor Point se remplit toujours dès qu'une houle est annoncée. Mais les fêtes sont loin, et février est le plus sec des quatre mois de pleine saison, avec moins de trente millimètres de pluie sur le mois. Un camp qui prête une 4/3 ou la loue à la semaine mérite qu'on le choisisse pour ça : c'est la ligne du forfait qui compte le plus ce mois-ci. Taghazout pour les pointes, Tamraght pour le sable, Imsouane pour la baie : la carte ne change pas, seule l'épaisseur du néoprène change. Si vos dates peuvent glisser de quelques semaines, mars garde la même période de houle, un peu moins haute, avec un degré de plus dans l'eau et moins de monde.

