Novembre ouvre la pleine saison, et il le fait avec un avantage que les trois mois suivants n'ont pas : la mer n'a pas encore perdu sa chaleur. À 19 °C, elle a un degré d'avance sur décembre et janvier, deux sur février, sous la même houle d'hiver, longue de douze secondes et demie. Une intégrale 3/2 suffit encore, là où janvier demandera une 4/3 pour les longues sessions.
La houle, elle, est revenue en entier. Sur une semaine, le sable de Tamraght, Anchor Point et la baie d'Imsouane sont propres quatre jours sur sept, propre voulant dire une houle surfable que le vent ne hache pas. Boilers, Cathedral Point et Banana Point passent à trois jours, Killer Point et Hash Point à deux. Les pointes exposées n'ont pas encore atteint leur sommet, qui viendra en décembre, mais la côte entière marche.
Le village se choisit selon le niveau. Taghazout pour les pointes, avec Hash Point et Anchor Point à pied de la plupart des camps. Tamraght pour le sable et la pointe douce de Banana Point, où l'on prend ses premières vagues vertes. Imsouane pour la baie, au prix de deux heures de route depuis l'aéroport et d'un village qui s'endort tôt.
La contrepartie est double. Fréquentation et prix repassent au niveau haut, et novembre est le deuxième mois le plus arrosé de l'année, avec trois jours de pluie et un soleil qui ne tient plus que sept heures et demie par jour. Les camps de Taghazout se remplissent de nouveau : réservez plusieurs semaines à l'avance, surtout si vous visez une maison sur la pointe.

